Dépenses de télécommunications : 5000€/an

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Bernard BLAY
Bernard BLAY
Directeur de Publication

Aujourd’hui, je vais mettre en lumière un exemple très concret des dérives qui ont contribué à l’effondrement de l’excédent du budget de fonctionnement de la commune : les dépenses de télécommunications.

Mais avant cela, il faut dire les choses clairement : analyser les comptes de la mairie relève du parcours du combattant. Intitulés de dépenses changeants, erreurs d’imputation à répétition (du téléphone classé en “Fêtes et cérémonies”, des boissons en “carburant”…), et certaines factures passent d’un exercice à l’autre sans logique apparente. Dans ces conditions, il devient difficile de comparer les années entre elles et d’avoir une vision claire. Bref, vous l’aurez compris : s’y retrouver relève parfois du casse-tête… comme si tout était fait pour compliquer ce qui pourrait être simple.

Par ailleurs, j’avais demandé dès le mois de janvier à consulter les factures correspondantes afin d’obtenir des informations précises. Sans surprise, malgré cette obligation, le maire ne me les a pas transmises avant son départ.

En étudiant les comptes, un poste m’a immédiatement interpellé : celui des télécommunications, un domaine que je connais particulièrement bien. Les montants observés sont suffisamment parlants pour que chacun puisse les comparer à ses propres dépenses

En 2014, la situation était simple et maîtrisée :
2 316 € par an, soit 193 € par mois.
Ce budget couvrait deux lignes ADSL (mairie et école) ainsi que la téléphonie fixe. Rien d’anormal.

Puis, rapidement après les élections, la facture commence à grimper. Sans explication claire. Probablement l’ajout de services… mais sans transparence.

En 2018, la dépense diminue… mais cette baisse s’explique en réalité par l’absence de certaines factures, notamment pour l’école . Que s’est-il passé ? Impossible de le dire, mais une chose est certaine : les comptes ne sont pas cohérents.

En 2021, les dépenses explosent avec une hausse de 113 % par rapport à 2020. Cette année correspond au passage de l’ADSL à la fibre. Lors d’un conseil municipal, il avait été avancé que cette augmentation en était la cause. Pourtant, chacun sait que la fibre est aujourd’hui proposée à un tarif équivalent, voire inférieur à celui de l’ADSL — c’est d’ailleurs le cas ici. L’explication ne tient donc pas.

En réalité, de nouvelles dépenses apparaissent cette année-là, notamment un poste intitulé “routeur téléphone” ou « location de matériel » facturé 148,80 € par mois par BNP Paribas Lease Group.

Enfin, en 2023, la situation se dégrade encore. On découvre que, malgré le passage à la fibre, l’ancienne ligne cuivre avait été conservée. Résultat : des frais de résiliation de 935,71 €, correspondant à 36 mois d’abonnement…
Sans commentaire.

Une configuration surdimensionnée

Au-delà des montants, c’est aussi l’architecture technique qui pose question. En 2014, avec un ADSL limité à 5 à 10 Mb/s, il était logique de disposer de deux connexions distinctes. Aujourd’hui, avec la fibre et des débits dépassant 1 Gb/s, une seule connexion pourrait largement suffire pour alimenter à la fois la mairie et l’école.

Certains pourraient s’inquiéter de la sécurité. Pourtant, avec un routeur professionnel (que l’on achète 250- 300€ au lieu de louer ) , il est tout à fait possible de créer deux réseaux séparés, parfaitement sécurisés.

En résumé, la solution actuelle — pensée pour des structures plus importantes — pourrait être remplacée par une architecture plus simple, tout aussi fiable, et surtout bien plus économique. Une étude technique rapide permettrait d’en valider la faisabilité et de lancer sa mise en œuvre.

👉 Proposition : engager une révision des contrats actuels
🎯 Objectif d’économies : environ 2 500 € par an

NB : Je reste à la disposition de la municipalité pour échanger sur ce sujet et les accompagner lors de la venue du prestataire informatique — qu’il serait, cette fois, pertinent de consulter.

Ha au fait que dire des dépenses d’affranchissement ? Elles fluctuent de manière difficilement compréhensible depuis une dizaine d’années, passant de 491€ à 70 € puis à 575 € sans logique apparente. Une telle volatilité sur un poste aussi basique interroge sur la rigueur du suivi et la maîtrise des dépenses courantes.
Cette augmentation pourrait toutefois s’expliquer, au moins en partie, par l’envoi plus fréquent de courriers recommandés, comme ceux que j’ai moi-même reçus. 😂

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